La Force de répression des gangs (FRG) a publié dimanche 1er novembre une déclaration officielle dans laquelle elle conteste fermement les allégations selon lesquelles ses unités auraient recours à des engins explosifs ou à des frappes aériennes lors des interventions contre les groupes armés.
Selon le communiqué, la FRG a examiné les rapports récents faisant état de possibles bombardements d’hélicoptères et d’utilisation d’explosifs, et affirme que ses forces ne possèdent aucun dispositif de ce type dans le cadre de leurs missions.
Demandes d’enquêtes indépendantes
La réponse de la FRG s’étend également aux troupes salvadoriennes et aux aéronefs placés sous son commandement, qui seraient, d’après les mêmes sources, impliqués dans des attaques explosives. La force précise que toutes ses actions sont menées dans le respect de ses règles d’engagement, du droit international des droits de l’homme et des normes applicables aux opérations de maintien de l’ordre.
En dépit de ces dénégations, les organisations locales et les observateurs indépendants demandent des enquêtes impartiales pour vérifier la véracité des faits rapportés. Les habitants des zones où se déroulent les affrontements restent exposés à des risques de blessures, de pertes en vies humaines et de déplacements forcés, ce qui alimente les inquiétudes quant à la protection des civils.
La FRG qualifie les accusations d’« sans fondement », tout en rappelant que la protection des populations civiles demeure la priorité de ses opérations. Elle invite les médias et les partenaires internationaux à se référer aux informations officielles avant de diffuser de nouvelles allégations.
Le débat sur les méthodes employées dans la lutte contre les gangs continue de diviser l’opinion publique haïtienne. Alors que le pays fait face à une recrudescence de la violence, la transparence des forces de sécurité reste un enjeur crucial pour restaurer la confiance des citoyens.
Source : Vant Bèf Info
Vant Bèf Info