samedi 31 octobre 2026

La jeunesse comme pilier de la sécurité communautaire : les propositions du Dr Michaël C. O. Jonathan Désir

Le Dr Michaël C. O. Jonathan Désir, invité du « Salon des Invités », plaide pour un modèle de protection reposant sur l’éducation et le leadership des jeunes des quartiers populaires d’Haïti.

La jeunesse comme pilier de la sécurité communautaire : les propositions du Dr Michaël C. O. Jonathan Désir
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Lors de l’émission « Salon des Invités », le Dr Michaël C. O. Jonathan Désir a remis en cause la stratégie sécuritaire habituelle en insistant sur le rôle central des jeunes issus des quartiers populaires. Selon lui, ces jeunes ne sont pas une menace mais la première ligne de défense d’une société qui peine à contenir la violence.

Après un constat sévère des opérations militaires récentes, le conférencier a rappelé que l’action concrète n’a réellement commencé qu’après le retrait de quatre soldats salvadoriens le 18 octobre. Il a dénoncé une inertie institutionnelle qui laissait les criminels s’en prendre aux populations sans réelle riposte.

Le Dr Désir propose alors un double levier : d’abord un investissement massif dans l’éducation civique et morale, afin de transformer l’énergie débordante des jeunes en engagement citoyen. Ensuite, il prône la mise en place d’un leadership structuré, coordonné avec les autorités locales, pour canaliser cette énergie dans des actions de prévention et de protection.

Deux piliers pour une sécurité durable

L’éducation, selon lui, doit aller au‑delà des savoirs de base pour inclure des notions d’éthique, de droits et de responsabilités. Ce socle permettrait aux jeunes d’appréhender la violence sous un angle citoyen et non comme un simple moyen d’affirmation.

Le leadership, quant à lui, nécessite des structures de suivi, des formations en gestion de projets et une coopération étroite avec les services de police et les collectivités locales. Le but est de créer un bouclier communautaire capable d’intervenir rapidement et efficacement face aux menaces.

En conjuguant ces deux axes, le Dr Désir estime que la paix sociale ne pourra plus dépendre d’interventions extérieures, mais reposera sur la capacité des quartiers à s’autogérer, à travers leurs propres ressources humaines.


Source : Vant Bèf Info
Vant Bèf Info