vendredi 31 juillet 2026
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La juge Indira Talwani bloque temporairement la fin de la libération conditionnelle humanitaire pour Haïti et les autres pays

La juge fédérale Indira Talwani a ordonné le mois dernier le blocage temporaire de la décision de l’administration Trump de mettre fin à la libération conditionnelle humanitaire pour les ressortissants d’Haïti, de Cuba, du Nicaragua et du Venezuela. Cette mesure, qui concernait des milliers de migrants originaires de ces pays, visait à expulser ceux qui avaient obtenu ce statut de liberté conditionnelle avant la fin de la période d’autorisation initiale.

Dans son ordonnance, la juge Talwani souligne que les autorités fédérales n’ont pas fourni d’arguments solides ou d’intérêts publics convaincants pour justifier une telle décision. « En tout état de cause, les défendeurs n’ont proposé aucune raison substantielle ni aucun intérêt public justifiant d’obliger des personnes ayant bénéficié d’une libération conditionnelle aux États-Unis pour une période déterminée à quitter le pays (ou à passer au statut de sans-papiers) avant la date d’expiration initiale de leur libération conditionnelle », a-t-elle écrit.

Cette décision intervient dans un contexte où la politique migratoire de l’administration Trump a été fortement critiquée, en particulier par les défenseurs des droits de l’homme, qui estiment que les changements proposés mettent en péril la vie et la sécurité de nombreux migrants, en particulier ceux qui fuient des conditions de violence et de répression dans leur pays d’origine.

Dans l’attente de nouvelles instructions judiciaires, la suspension de la fin de la liberté conditionnelle permet à ces migrants de rester légalement aux États-Unis, sans crainte d’une expulsion imminente ou d’un retour à un statut de sans-papiers. La décision du juge Talwani est donc un soulagement temporaire pour les ressortissants de ces pays, qui continuent à faire face à des défis importants dans leurs efforts de migration.