L'arrivée de nouveaux contingents de soldats étrangers, qui ont atterri sur le tarmac de l'aéroport international de Port-au-Prince, le 3 janvier dernier, à bord d'un avion militaire américain, vient d'augmenter la capacité opérationnelle de la Mission multinationale d'appui à la sécurité (MMAS).
En ce sens, le commandant en chef de la MMAS, l'inspecteur Godfrey Otunge, a déclaré que les opérations rentreront dans une phase décisive et les gangs auront deux options : se rendre, déposer les armes et faire face à la justice ou affronter la MMAS lors du déploiement de ces soldats.
Le porte-parole de la MMAS, Jack Ombaka, a annoncé une formule qui pourrait mettre fin au règne des gangs, selon ce que rapporte Radio Métropole, le mercredi 8 janvier 2025.
Selon le porte-parole de la mission multinationale, le commissaire Jack Ombaka, l'idée serait d'installer des bases opérationnelles dans les zones contrôlées par les bandes armées.
Plus loin, ces bases auraient pour objectif de consolider les efforts conjoints des agents de la PNH et étrangers engagés dans la lutte contre l'éradication du phénomène de grand banditisme, tout en permettant le retour à un climat de paix et de sécurité.
A contrario, il a souligné que malgré la reprise du contrôle de l'Inspection Générale de la PNH, à Bas Delmas, par les agents de l'ordre et la MMAS, la situation sécuritaire reste et demeure complexe dans la zone.
Toutefois, le commandant en chef a réaffirmé aussi la confiance du gouvernement haïtien dans la MMAS et son engagement à fournir tout le nécessaire pour le succès de la mission.