Le 28 septembre 2026, à l’occasion de la Journée internationale du droit à l’avortement, la Solidarité des femmes haïtiennes (SOFA) a conduit une mobilisation publique aux côtés d’autres organisations féministes, dont le Marijàn Organisation Féministe. Le rassemblement visait à dénoncer la proposition législative visant à réduire le délai légal d’avortement de douze à huit semaines.
Objectifs de la mobilisation
Les porte-paroles de la SOFA ont rappelé que le délai de douze semaines, inscrit dans le cadre légal haïtien, constitue une garantie essentielle pour la santé et la dignité des femmes. Elles ont souligné que toute réduction supplémentaire pourrait pousser les femmes vers des pratiques clandestines, augmentant ainsi les risques sanitaires.
En plus de demander le maintien du délai de douze semaines, les organisations ont appelé à une dépénalisation totale de l’avortement. Selon elles, une législation plus restrictive ne ferait qu’aggraver les inégalités d’accès aux soins et compromettre l’autonomie reproductive.
Réactions attendues
Les revendications de la SOFA s’adressent directement aux autorités haïtiennes, invitant le gouvernement à reconsidérer la modification proposée. Les activistes insistent sur le fait que la santé des femmes ne doit pas être subordonnée à des considérations politiques ou morales, mais placée au cœur de toute décision législative.
Cette mobilisation s’inscrit dans un contexte plus large de débats sur les droits des femmes en Haïti, où les organisations de la société civile cherchent à renforcer les protections juridiques et à garantir un accès sécurisé aux services de santé reproductive.
Source : AlterPresse
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