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17 septembre 2026Version complète du site
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Le BINUH dénonce plus de 2 000 victimes civiles en Haïti au premier trimestre 2026

Le Bureau intégré des Nations unies en Haïti (BINUH) signale 1 408 morts et 656 blessés entre avril et juin 2026, dont une forte proportion liée aux gangs et aux violences sexuelles, tandis que les déplacements forcés dépassent les 18 000 personnes.

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Le rapport publié mardi par le Bureau intégré des Nations unies en Haïti (BINUH) fait état de 1 408 décès et de 656 blessés au cours du deuxième trimestre 2026. La majorité de ces victimes sont des civils, la population étant décrite comme « payant un lourd tribut à la violence », selon le chef du BINUH, Carlos Ruiz Massieu.

Concentration des affrontements à Port‑au‑Prince

Dans la capitale, les quartiers de Cité Soleil et de la Plaine du Cul‑de‑Sac connaissent une escalade des combats entre groupes armés rivaux. Ces affrontements ont fait 463 morts et 256 blessés, accompagnés d’au moins 176 cas de viol. Les opérations de sécurité ont permis de réduire l’activité des gangs à Delmas et Tabarre, mais la situation reste critique dans les zones mentionnées.

Violences sexuelles et déplacements massifs

Le bilan recense 796 victimes de viols attribués aux gangs, dont 772 femmes et 23 filles. Plus de 87 % des agressions seraient de nature collective, souvent suivies d’incendies de domiciles pour forcer les déplacements. Au total, plus de 18 000 habitants ont fui leur logement, tandis que les services de santé et les établissements scolaires subissent d’importantes perturbations.

En dehors de Port‑au‑Prince, l’Artibonite reste la région la plus touchée par les attaques contre agriculteurs et membres d’autodéfense. Le Centre (Mirebalais, Saut‑d’Eau) et le Sud‑Est (Séguin) enregistrent également des incursions armées.

Les gangs seraient responsables de 55 % des décès et blessures, les groupes d’autodéfense environ 5 %. Les opérations anti‑gangs ont causé plus de 40 % des victimes, dont 95 civils sans lien avec les groupes armés et neuf personnes touchées par des drones explosifs. Six enfants figurent parmi les victimes.

Le BINUH note une légère baisse des exécutions sommaires présumées impliquant des policiers, avec 14 cas recensés, contre davantage l’an passé. Il appelle à intensifier les enquêtes spécialisées sur les crimes de masse, les violences sexuelles et les flux financiers illicites, tout en rappelant les règles d’usage de la force létale.


Source : Vant Bèf Info
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Journaliste et contributeur de alaminuteinfo.com.

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