François Alabrune, juriste et diplomate soutenu par la France et la Francophonie, a présenté ses arguments en faveur d’un droit international dynamique, alors qu’il se porte candidat à la Cour internationale de Justice pour le mandat 2027‑2036. Il souligne que la discipline ne se limite plus à la simple régulation de la force armée, mais s’étend à des enjeux comme la prohibition des armes chimiques ou la protection de l’environnement.
Le texte rappelle que la vitalité du droit international repose largement sur les juridictions supranationales. La Cour internationale de Justice, la Cour pénale internationale, le Tribunal international du droit de la mer, ainsi que les cours régionales – européenne, caribéenne, interaméricaine ou africaine – assurent à la fois la détection des violations et l’interprétation évolutive des traités.
Illustration récente : l’avis consultatif sur le climat
L’avis rendu le 23 juillet 2025 par la CIJ sur les obligations des États en matière de changement climatique montre concrètement ce fonctionnement. Initiée par les petits États insulaires du Pacifique, cette décision a intégré les préoccupations liées à la santé, à l’accès à l’eau, à l’alimentation et à la préservation d’un environnement sain, en précisant les devoirs juridiques des pays face aux défis climatiques.
Alabrune insiste sur le fait que ces mécanismes permettent aux nations, même les plus puissantes, de disposer d’un cadre stable pour résoudre leurs différends et coopérer face aux menaces transfrontalières. Il met en garde contre une application sélective des règles, rappelant que le multilatéralisme constitue le socle d’une paix durable.
En conclusion, le candidat à la CIJ affirme que chaque État, sans exception, a besoin d’un droit international vivant, capable de s’adapter aux évolutions du monde et de garantir la coexistence pacifique des peuples.
Source : AlterPresse
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