Le 9 septembre 2026, le ministre de la Défense, Mario AndréSol, a animé une séance de travail avec le Haut État-Major pour finaliser le projet de règlement général des Forces armées d’Haïti (FAd’H). Ce texte doit définir l’organisation interne, les responsabilités et les procédures de fonctionnement de l’institution, dans le cadre d’une ambition de modernisation et de professionnalisation.
Nouvelle doctrine et organigramme
Parallèlement, les autorités rédigent une doctrine militaire destinée à orienter les futures opérations et à structurer l’évolution des effectifs. L’objectif affiché est de doter les FAd’H d’un cadre stratégique plus cohérent, soutenu par un organigramme actualisé.
Ces initiatives institutionnelles contrastent fortement avec la situation sur le terrain, où les enlèvements se multiplient, touchant même des proches du pouvoir. Le même jour, James Boyard, chef de cabinet du ministre, a été enlevé avec sa fille, passant ainsi son anniversaire en captivité. Aucun plan d’action concret n’a été communiqué pour assurer leur libération.
Dans les heures qui ont suivi, d’autres figures publiques ont été ciblées : la directrice générale de l’Office national du partenariat en éducation (ONAPE), Stéphanie Paultre, et l’avocat Caleb Jean‑Baptiste, considéré comme proche du gouvernement, ont également été enlevés.
Ces faits s’inscrivent dans une recrudescence du kidnapping à l’échelle nationale. Les statistiques des Nations unies montrent que, en 2025, 5 915 personnes ont été tuées et 2 708 blessées. Au premier trimestre 2026, le bilan s’élève déjà à 1 642 morts et 745 blessés, sans compter les victimes d’enlèvements et les déplacements massifs.
Alors que le ministère met en avant des réformes structurelles, les familles des otages attendent avant tout des actions concrètes pour sécuriser leurs proches. La question demeure : quand les changements administratifs se traduiront‑ils en une amélioration palpable de la sécurité quotidienne ?
Source : Vant Bèf Info
Vant Bèf Info