À l’approche des scrutins nationaux prévus en 2026, le président du CAHDOA, le docteur Barthélemy Guibert, a exprimé son désaccord quant à l’inscription de son mouvement dans la plateforme politique VIKTWA. Dans une interview accordée à Vant Bèf Info, il a rappelé son parcours politique, notamment son mandat de commissaire départemental pour Fanmi Lavalas entre 1996 et 2000 et ses deux candidatures au Sénat pour la Grande‑Anse.
Une affiliation contestée
Guibert affirme que le CAHDOA avait initié des démarches pour présenter ses propres candidats aux prochaines élections, sans jamais valider formellement son rattachement à VIKTWA. Selon lui, aucune résolution du bureau exécutif, composé de quinze membres, n’aurait autorisé cette adhésion. Il précise que, en tant que président du parti, il serait le seul habilité à signer une telle décision après adoption d’une résolution interne.
Relations internes et externes
Le dirigeant indique que le collectif n’a jamais eu de rencontre officielle avec le gouvernement, bien que certains de ses membres entretiennent des liens avec des personnalités proches du pouvoir, comme l’ancien député d’Abraham et le directeur général de l’OFATMA. Il évoque également un incident survenu lors d’une réunion de VIKTWA à Pétion‑Ville, où une participante aurait été réprimandée pour avoir soutenu un autre prétendant à la présidence de la plateforme, soulignant les tensions internes.
Propositions pour un scrutin plus équitable
Face à la perception croissante que les ressources financières conditionnent la réussite électorale, Guibert propose la création d’un « syndicat de vote », regroupant les électeurs autour de critères d’intégrité et de service public plutôt que d’avantages pécuniaires. Il insiste sur la nécessité d’une participation citoyenne active et d’une prise de conscience collective pour éviter que le pouvoir ne soit capté par des intérêts mafieux.
Le président du CAHDOA met également en avant la question sécuritaire, rappelant que l’insécurité persistante dans plusieurs régions du pays complique la campagne des candidats et la participation des électeurs. Il appelle à la mise en place de mesures garantissant la libre circulation et la sécurité des bureaux de vote avant le lancement du processus électoral.
Source : Vant Bèf Info
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