samedi 1 août 2026
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Le prix Médicis attribué à Emmanuelle Bayamack-Tam

Emmanuelle Bayamack-Tam a remporté le prix Médicis pour le roman français intitulé la « Treizième heure » ce mardi 8 novembre 2022, où il est question d’une communauté féministe, queer et animaliste.

 » Je suis ravie. J’ai l’impression de m’inscrire dans une lignée », a-t-elle déclaré lors d’une conférence de presse, citant d’anciens lauréats comme Georges Perecs, Mathieu Lindon ou Marie Darrieussecq.

 » C’est un roman certes, mais aussi un hommage à la poésie (…) je ne peux que redire la fierté d’avoir ce très beau prix », s’est réjouit la professeure de français âgée de 56 ans. La Treizième heure raconte l’histoire de Farah, une adolescente qui vit en communauté dans une église millénariste et animaliste féministe queer, où l’on récite Nerval ou Rimbaud.

Les sept autres finalistes étaient Diaty Diallo pour deux secondes d’air qui brûle (Seuil), Virginie Despentes pour Cher Connard (Grasset), Claudie Hunzinger pour Un chien à ma table (Grasset), Victor Jestin pour l’Homme qui danse (Flammarion), Olivia Rosenthal pour un singe à ma fenêtre (Verticales), Monica Sabolo pour la vie clandestine (Gallimard) et Anne Serre pour notre si chère vieille dame (Mercure de France). 

Le prix du roman étranger est allé à Andreï Kourkov pour Les Abeilles grises (édition Liana Levi), roman sur l’absurdité du conflit déclenché par des séparatistes prorusses dans l’est de l’Ukraine en 2014. « Le fait qu’un livre qui raconte la situation en Ukraine ait été récompensé, cela signifie qu’il y aura plus de lecteur pour ce livre », a déclaré l’auteur ukrainien de langue russe.

« L’Ukraine reste un thème très important pour le monde (…) c’est une histoire humaine, sur les gens qui habitent dans la guerre. Ce n’est pas sur les combattants, mais je pense que le livre explique beaucoup sur la situation d’aujourd’hui en Ukraine », a poursuivi l’auteur convaincu que  » plus de gens vont s’intéresser à ce qui s’y passe ».