mercredi 16 septembre 2026

Le PRN exige la suspension du processus électoral et met le CEP sous pression

Le Parti réformiste national a adressé une sommation au Conseil électoral provisoire, réclamant l’annulation ou la suspension du processus électoral dans les 72 heures, invoquant des irrégularités liées au décret du 2 juillet 2026 et à l’insécurité du pays.

Le PRN exige la suspension du processus électoral et met le CEP sous pression
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Le Parti réformiste national (PRN) a officiellement mis en demeure le Conseil électoral provisoire (CEP) afin que celui‑ci interrompe le processus électoral en cours dans un délai de trois jours. Cette demande, formulée par les avocats Me René St‑Fort et Me Roger Balthazar, repose sur la conviction que le décret électoral du 2 juillet 2026 comporte des dispositions contraires à la Constitution de 1987.

Exigences du décret contestées

Le texte impose aux formations politiques de présenter une liste de trente mille membres, adhérents ou sympathisants. Le PRN estime que cette condition crée une pression excessive sur les partis et ouvre la porte à des irrégularités quant à l’identification des citoyens. Le parti réclame la publication des listes d’inscription afin que chaque Haïtien puisse vérifier la présence de son nom dans une organisation politique sans son consentement.

Problèmes d’enregistrement des données

Dans sa sommation, le PRN cite un rapport de l’Office national d’identification (ONI) du 8 septembre 2026, indiquant que 3 383 888 enregistrements ont été rejetés comme doublons, parce qu’ils concernaient des personnes déjà inscrites. Le parti considère ce volume comme un signal d’alerte sur la fiabilité du processus et demande des explications détaillées.

Le PRN souligne également que l’obligation de trente mille membres ne figure pas dans la loi du 23 avril 2013 relative à la formation et au fonctionnement des partis politiques. Selon ses avocats, la hiérarchie des normes impose que la loi prime sur toute disposition réglementaire qui lui serait contraire, créant ainsi une insécurité juridique pour les partis et les électeurs.

Contexte d’insécurité généralisée

Le parti rappelle que l’insécurité qui sévit dans le pays rend difficile l’organisation d’élections crédibles et démocratiques sur l’ensemble du territoire. Face à ce constat, le PRN exige que le CEP suspend ou annule le processus électoral dans les 72 heures, sous peine de recours judiciaires.

Pour les citoyens haïtiens, la question centrale reste de savoir si les règles électorales seront claires, si leur identité sera protégée et si, le moment venu, ils pourront exercer leur droit de vote dans des conditions réellement démocratiques.


Source : Vant Bèf Info
Vant Bèf Info