Les 8 et 9 octobre, le Rassemblement pour une Entente Nationale (REN) a organisé à Pétion‑Ville une rencontre réunissant partis politiques et représentants de la société civile. Au terme de ces deux journées, les participants ont adopté une résolution qui propose de réorganiser le sommet de l’État haïtien.
Une proposition de double direction exécutive
Le texte appelle à la mise en place d’un exécutif à deux têtes, soutenu par un cabinet composé majoritairement de technocrates et dirigé par un nouveau chef de gouvernement. Cette configuration vise à remplacer l’actuelle équipe dirigée par Alix Didier Fils‑Aimé, dont l’absence à l’ouverture de l’assemblée a été notée.
Alix Didier Fils‑Aimé n’a pas répondu à l’invitation et n’a désigné aucun porte‑parole pour représenter le gouvernement, laissant le débat sans la participation officielle du pouvoir en place.
Contexte électoral incertain
Le calendrier électoral prévoit un premier tour le 13 décembre 2026. Cependant, des doutes subsistent quant à la tenue effective du scrutin, alimentant les inquiétudes sur la durée de la transition en cours. Si les élections sont repoussées, le pays pourrait rester dans une phase transitoire prolongée, sans cadre institutionnel clairement défini.
La résolution du REN ne constitue pas une décision exécutoire, mais elle relance le débat sur la gouvernance de la transition et sur la manière dont les prochaines élections seront organisées. Les signataires espèrent que leurs propositions pourront rassembler suffisamment d’appuis pour influencer les décisions des autorités.
À quelques semaines du scrutin annoncé, la communauté politique attend de voir si ces revendications aboutiront à une réforme concrète ou resteront parmi les nombreuses initiatives qui n’ont pas abouti dans le passé.
Source : Vant Bèf Info
Vant Bèf Info