À l’occasion de la Journée internationale de la paix, le 21 septembre 2026, le représentant spécial du secrétaire général des Nations unies en Haïti, Carlos Ruiz Massieu, a publié une note appelant à un rétablissement immédiat de la sécurité et de l’autorité de l’État. Selon lui, la stabilité du pays ne peut être envisagée sans une réponse coordonnée aux violences qui paralysent la vie quotidienne de millions de Haïtiens.
Renforcer la justice et soutenir les communautés
Dans son message, Ruiz Massieu insiste sur la nécessité de consolider le système judiciaire afin de lutter contre l’impunité. Il souligne également l’importance d’accompagner les communautés affectées, en leur offrant des alternatives concrètes aux jeunes qui sont aujourd’hui recrutés par les groupes armés.
Le porte-parole de l’ONU déplore les conséquences dévastatrices de la criminalité gangstérienne, notamment les enlèvements massifs et les pertes humaines. Il invite les factions armées à déposer les armes, à libérer les personnes enlevées et à retirer les enfants de leurs rangs, rappelant que la protection de l’enfance est un pilier essentiel d’une paix durable.
Maintenir le dialogue politique
Parallèlement à l’appel à la désescalade, le représentant souligne que le processus politique doit se poursuivre sans interruption. Il encourage les partis, la société civile et les institutions à dialoguer de manière constructive, afin de créer les conditions d’une transition pacifique et inclusive.
Le Bureau intégré des Nations unies (BINUH) s’engage à soutenir les autorités haïtiennes, à coordonner l’aide humanitaire et à surveiller le respect des droits humains. Cette démarche s’inscrit dans le cadre d’efforts plus larges visant à stabiliser le pays, qui fait face à des attaques récurrentes, des enlèvements et une insécurité généralisée.
Source : AlterPresse
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