Dimanche, la Cour suprême du Brésil a décrété une extension de deux heures du dépouillement du second tour de l’élection présidentielle. La décision, prise par le juge Cristiano Zanin, répond à des signalements de perturbations de transport qui auraient limité l’accès de certains électeurs aux urnes, notamment dans les grandes métropoles de São Paulo et Salvador de Bahia.
Le scrutin, initialement prévu de se terminer à 17 h00 heure locale (20 h00 GMT), s’est prolongé jusqu’à 19 h00 (22 h00 GMT). Cette mesure a été sollicitée par l’équipe de campagne du président sortant Luiz Inácio Lula da Silva, qui a dénoncé le retrait de bus de la circulation comme un obstacle majeur pour les votants.
Demandes similaires du camp conservateur
Le camp de Flávio Bolsonaro, candidat conservateur, a également demandé une prolongation dans les États du Minas Gerais et du Rio Grande do Sul, invoquant des pluies intenses qui auraient perturbé le déroulement du vote. Les deux parties ont ainsi obtenu un délai supplémentaire pour garantir la participation maximale des électeurs.
Les premiers résultats, publiés dès la fin de la période supplémentaire, ont commencé à apparaître sur le site du Tribunal supérieur électoral, offrant un premier aperçu du décompte final.
Le premier tour avait vu Flávio Bolsonaro recueillir 47 % des suffrages contre 45 % pour Lula. Les derniers sondages avant le second tour plaçaient le conservateur légèrement en tête, avec 51 % d’intentions de vote contre 49 % pour le président en exercice, un écart restant dans la marge d’erreur.
Lula, 80 ans, se présente pour un quatrième mandat non consécutif, se positionnant comme garant de la démocratie et critiquant les pressions perçues des États‑Unis. De son côté, Flávio Bolsonaro, 45 ans et fils aîné de l’ancien président Jair Bolsonaro, promet une politique de fermeté contre la criminalité et la réduction des dépenses publiques, tout en réclamant la libération de son père incarcéré.
Au-delà des enjeux idéologiques, les électeurs évaluent les performances économiques et sécuritaires des dernières années. Sous Lula, le chômage a atteint des niveaux historiquement bas et la déforestation amazonienne a diminué, tandis que le coût de la vie et l’insécurité restent des préoccupations majeures pour une partie de la population.
Près de 160 millions d’électeurs sont appelés à choisir entre la continuité à gauche ou un virage conservateur, un choix qui pourrait redéfinir l’orientation politique du Brésil et son rôle en Amérique latine.
Source : Vant Bèf Info
Vant Bèf Info