Les enseignants ont paralysé les activités scolaires avec un arrêt de travail du 7 au 20 mars 2023. Innocent Kéréguelé, coordinateur national des syndicats d'enseignants, rappelle au président Faustin-Archange Touadéra de comprendre la situation des enseignants et les lacunes de leurs contrats.
Les responsables syndicaux ont pris leurs charges pour rencontrer le chef de l'Etat et mettre en phase avec cette situation qui risquait de paralyser tout le mois de mars. Dieu merci, l'Etat et le syndicat sont parvenus à un accord et les activités scolaires reprennent ce matin. Cette rencontre a été organisée le 14 mars au Palais National.
La garantie du chef de l'Etat aux enseignants.
"Nous avons obtenu des engagements verbaux et nous lui avons expliqué les difficultés que nous avons rencontrées sur notre lieu de travail", explique Innocent Kéréguelé, coordinateur national des syndicats d'enseignants. Et le chef de l'état, conscient de la situation, a reconnu la faille dans la négociation, et nous a suppliés de reprendre le travail et de lui donner un délai pour qu'il réponde à nos points de revendication", a-t-il déclaré à Pauline Le Trquier.
Le coordinateur syndical n'est pas satisfait de la promesse présidentielle, mais il attend du président qu'il tienne sa promesse aux enseignants. "Ce que nous attendons, c'est la concrétisation de la promesse. Nous avons de l'espoir parce que c'est le chef de l'État qui a fait une promesse, donc ce n'est pas n'importe quel individu. Nous voulons aussi une amélioration de nos conditions de vie. Imaginez qu'un enseignant ait 350 ou 400 élèves dans sa classe. Nous voulons donc qu'il soit à l'aise sur son lieu de travail. C'est tout ce que nous demandons", a-t-il poursuivi.
Avoir 400 élèves dans une salle de classe n'est pas une mince affaire. Il est bon de repenser la situation, car la classe est trop nombreuse.
Il faut noter que le secteur de l'enseignement est le plus méprisé dans certains pays. Or, l'éducation sociale de toute société repose sur son dos. C'est là que se forment le président, les sénateurs, les députés, les juges et les professionnels de haut rang dans la société. Malheureusement, ils ont oublié que c'est ce secteur qui les a formés pour arriver là où ils sont.