L’Assemblée des signataires de l’accord de Montana a publié, le 1er octobre 2026, une note appelant à une mobilisation collective afin de répondre à la profonde crise politique et sécuritaire qui secoue le pays. Selon ce document, la violence des gangs constitue l’un des principaux obstacles à la stabilité et à la tenue d’élections libres.
Un appel à clarifier les responsabilités politiques
Les signataires insistent sur la nécessité d’établir clairement les responsabilités des acteurs politiques. Ils soulignent que sans une telle clarification, toute tentative de mobilisation risque de rester superficielle et de ne pas produire les résultats attendus.
La note fait également référence à la position de la Conférence épiscopale d’Haïti (Ceh), qui a récemment publié une déclaration exprimant des préoccupations similaires. Selon les signataires, la Ceh possède un réseau et une influence capables de rapprocher les différentes parties prenantes et de favoriser une dynamique nationale autour de la paix, de la justice et du rétablissement de l’autorité de l’État.
En appelant les forces vives du pays à sortir de l’attentisme, l’Assemblée cherche à créer un cadre propice à l’organisation d’élections crédibles. Elle rappelle que la mise en place de conditions politiques et sécuritaires adéquates est indispensable pour garantir la légitimité du processus électoral.
Cette mobilisation collective, selon les signataires, doit s’appuyer sur la coopération de tous les secteurs de la société, y compris les organisations religieuses, les associations civiles et les autorités locales. L’objectif affiché est de restaurer la confiance des citoyens dans les institutions et de réduire l’influence des groupes armés qui profitent du vide sécuritaire.
En résumé, la note de l’Assemblée des signataires de l’accord de Montana constitue un appel urgent à l’unité nationale, à la clarification des responsabilités politiques et à la mise en place d’un environnement sécuritaire favorable à la démocratie.
Source : AlterPresse
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