samedi 31 octobre 2026

Les signataires du Pacte national exigent des élections avant mi‑2027 pour sortir la crise haïtienne

L'Assemblée des signataires du Pacte national appelle à des élections crédibles au premier semestre 2027, dénonçant la violence des gangs et la perte de confiance citoyenne.

Les signataires du Pacte national exigent des élections avant mi‑2027 pour sortir la crise haïtienne
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L’Assemblée des signataires pour la consolidation et la mise en œuvre du Pacte national a tiré la sonnette d’alarme lors d’une conférence de presse à Delmas 69. Face à la détérioration sécuritaire, économique et institutionnelle qui frappe Haïti, le groupe a réaffirmé la nécessité d’une transition politique rapide et d’un retour à l’ordre constitutionnel.

Les violences des gangs armés, les déplacements forcés de populations et la dégradation des conditions de vie sont présentés comme des urgences qui imposent de protéger les citoyens et de restaurer la confiance publique. Selon les signataires, la transition actuelle doit rester provisoire et déboucher sur des élections crédibles, inclusives, transparentes et sécurisées. Le droit du peuple à choisir ses dirigeants ne peut être suspendu indéfiniment.

Calendrier électoral proposé

Le groupe a fixé le premier semestre 2027 comme période cible pour le premier tour des élections, avec l’objectif de clôturer le processus avant la fin de l’année. Il a demandé au Conseil électoral provisoire (CEP) de publier rapidement un calendrier détaillé, incluant les délais de traitement des candidatures, la publication des listes, les phases de contestation, la production des bulletins, la formation du personnel électoral et les besoins sécuritaires.

Ce calendrier, selon les signataires, doit devenir un outil d’exécution et de responsabilisation, et non un document sujet à des révisions sans résultats concrets. Ils ont également réclamé la diffusion régulière de données consolidées sur les candidatures afin d’assurer transparence et équité.

En parallèle, l’Assemblée a appelé le gouvernement à faciliter la coordination entre les administrations publiques, à mobiliser les ressources financières, humaines et logistiques nécessaires, et à coopérer avec le Bureau intégré des Nations unies en Haïti (BINUH) ainsi que les partenaires internationaux, tout en respectant l’autonomie du CEP.

Enfin, le groupe a exprimé ses réserves contre toute initiative prolongeant indéfiniment la transition ou ouvrant une nouvelle période transitoire sans perspective claire de retour à l’ordre constitutionnel. Il a proposé un état des lieux des candidats ayant quitté leurs fonctions, ainsi que la mise en place d’un mécanisme de suivi des engagements avec des responsabilités et des échéances vérifiables, adressé au Premier ministre, au CEP, aux partis politiques, à la société civile et aux partenaires concernés.


Source : Vant Bèf Info
Vant Bèf Info