Le 5 octobre 2026, journée internationale dédiée aux enseignants, la Centrale unitaire des travailleurs et travailleuses des secteurs public et privé d’Haïti (Cutraseph) a profité de l’occasion pour mettre en lumière les difficultés rencontrées par le personnel éducatif. Lors d’une conférence de presse le 2 octobre, le secrétaire général Josué Mérilien a appelé les enseignants à se mobiliser afin d’obtenir le paiement des salaires en retard, l’accès à des prestations sociales et la mise en place d’un environnement d’apprentissage adéquat.
Retards de salaire et revendications sociales
Selon la Cutraseph, de nombreux enseignants du secteur public, qui devaient percevoir leur paie à compter du 7 septembre, n’ont toujours pas reçu les sommes dues pour le mois d’août. Le syndicat accuse le gouvernement de négliger les droits des enseignants et de ne pas prendre en compte leurs demandes. Parmi les exigences formulées figurent le règlement des arriérés, l’instauration d’avantages sociaux et l’amélioration des conditions matérielles dans les établissements scolaires.
Inquiétudes sécuritaires
Parallèlement aux revendications salariales, la Cutraseph a dénoncé ce qu’elle qualifie d’« insécurité planifiée ». Elle pointe du doigt la recrudescence des enlèvements d’élèves, notamment dans les quartiers de Delmas et le centre‑ville de Port‑au‑Prince, et accuse les autorités de rester passives face à ces faits. Le syndicat réclame des mesures concrètes pour renforcer la sécurité dans les écoles et protéger les enfants contre les actes de criminalité et de kidnapping.
Josué Mérilien a conclu en appelant l’ensemble des acteurs du monde éducatif à se rassembler pour faire pression sur le pouvoir en place, qu’il décrit comme responsable d’un « terrorisme d’État » prolongé. La Cutraseph affirme son intention de rester mobilisée pour défendre les droits des travailleurs du secteur de l’éducation.
Source : AlterPresse
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