Dans la nuit du 23 au 24 août 2026, des hommes lourdement armés ont pénétré le quartier de Kenscoff, faisant des dizaines de morts, de blessés et de disparus. Des habitations ont été incendiées et même une église accueillant des déplacés a été prise pour cible, plongeant la communauté dans une profonde détresse.
Appel du clergé
L’évêque Pierre‑André Dumas, responsable du diocèse d’Anse‑à‑Veau et Miragoâne, a adressé une lettre solennelle au Premier ministre Alix Didier Fils‑Aimé et à l’ensemble du gouvernement. Il y réclame une réaction immédiate pour protéger les populations, neutraliser les groupes armés et mettre un terme à la culture de l’impunité qui s’est installée.
Dans son texte, Mgr Dumas souligne que la sécurité ne doit pas être perçue comme une faveur mais comme une obligation fondamentale de l’État. Il rappelle que chaque victime représente une famille, un enfant, un avenir brisé, et que le silence face à ces violences devient moralement intolérable.
Le prélude à l’appel insiste sur la nécessité d’un plan national d’urgence, coordonné et suivi, avec des responsabilités clairement définies. Il demande la mobilisation de toutes les forces légales disponibles, l’assistance aux blessés et aux déplacés, ainsi que la poursuite rapide des auteurs et de leurs complices.
Par ailleurs, l’évêque invite la communauté internationale à ne pas se contenter de déclarations de préoccupation, mais à soutenir concrètement les efforts haïtiens pour rétablir l’ordre et protéger les civils. Il précise toutefois que la première responsabilité demeure celle du gouvernement haïtien.
En conclusion, Mgr Dumas exhorte le Premier ministre à transformer les paroles en actions concrètes, afin que Kenscoff ne devienne pas un simple chiffre dans les archives, mais le point de rupture qui déclenche une vraie remise en question de la sécurité nationale.
Source : AlterPresse
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