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1 novembre 2026Version complète du site
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L’OCNH alerte sur le respect des droits des Haïtiens expulsés des États‑Unis après l’expiration du TPS

L'Organisation des citoyens pour une nouvelle Haïti réclame le respect du principe de non‑refoulement et des garanties procédurales pour plus de 600 ressortissants haïtiens renvoyés aux États‑Unis depuis juillet 2026, tout en dénonçant des conditions d'accueil précaires en Haïti.

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L'Organisation des citoyens pour une nouvelle Haïti (OCNH) a publié, le 14 octobre, une note adressée aux gouvernements haïtien et américain ainsi qu'aux agences de l'ONU, appelant à la protection des droits fondamentaux des Haïtiens expulsés après l'expiration, le 27 juillet 2026, du Statut de protection temporaire (TPS) qui couvrait plus de 300 000 personnes.

Contexte des expulsions

Entre juillet et la mi‑octobre 2026, plus de 600 ressortissants haïtiens ont été renvoyés des États‑Unis vers leur pays d'origine, selon le suivi d'AlterPresse. Parmi eux, 88 personnes – 76 garçons et 12 filles – ont été expulsées le 1 octobre, tandis que 72 autres ont débarqué le 8 octobre à l'aéroport international du Cap‑Haïtien, accueillis par l'Office national de la migration (ONM).

L'ONM a indiqué avoir mis en place un dispositif d'accueil incluant une allocation individuelle de 25 000 gourdes, ainsi qu'un soutien immédiat visant à préserver la dignité des rapatriés et à faciliter leur orientation vers les services d’assistance.

Requêtes de l'OCNH

L'OCNH insiste sur le respect du principe de non‑refoulement, du droit d'asile, de la liberté individuelle et du droit à un procès équitable, rappelant les engagements internationaux signés par Haïti et les États‑Unis. Elle souligne que les procédures de retour doivent garantir la continuité de l’identité juridique, l’accès effectif aux voies de recours et la réinsertion des personnes concernées.

Parmi les mesures préconisées, l'organisation demande la mise en place d'un moratoire humanitaire sur les vols de retour, le déploiement d’un guichet mobile de l’Office national d’identification (ONI) dans les aéroports d’accueil, ainsi qu’une cellule permanente de soins psychologiques d’urgence. Elle recommande également une aide au transport vers les villes d’origine, assortie d’une allocation tenant compte des distances à parcourir.

Des cas documentés montrent que certains expulsés étaient encore en procédure d'asile ou avaient reçu des décisions par défaut. D’autres ont été privés de leurs pièces d’identité après des détentions administratives pouvant dépasser douze mois, aggravant leur vulnérabilité à l'arrivée.

Dans un contexte où les attaques de gangs persistent et où plusieurs routes nationales restent impraticables, l'OCNH appelle la communauté internationale à surveiller de près le respect des normes humanitaires et à soutenir les initiatives haïtiennes visant à assurer la dignité et la sécurité des rapatriés.


Source : AlterPresse
AlterPresse

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Journaliste et contributeur de alaminuteinfo.com.

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