Le représentant du Bureau intégré des Nations Unies pour Haïti (BINUH), Carlos Ruiz Massieu, a interpellé le Conseil de sécurité de l’ONU le 28 août, réclamant une réaction rapide après le drame qui a frappé la commune de Kenscoff dans les hauteurs de Port‑au‑Prince.
Dans la nuit du 23 au 24 août, des groupes armés ont mené des attaques simultanées dans plusieurs quartiers de la localité, faisant au moins 47 morts. Des dizaines de résidents ont été enlevés, parmi eux des femmes et des enfants, et plusieurs autres ont été blessés. Des habitations ont été incendiées et des civils tentant de fuir ont été visés.
Face à ces faits, le chef du BINUH a exigé la libération immédiate et inconditionnelle des personnes enlevées, en soulignant la vulnérabilité particulière des femmes et des enfants. Il a également appelé à un renforcement rapide de la présence de la Police nationale d’Haïti, des Forces armées haïtiennes et de la Force de suppression des gangs (GSF) dans la zone affectée.
Par ailleurs, Ruiz Massieu a insisté sur la nécessité d’une enquête rapide et d’une poursuite judiciaire des auteurs du massacre, ainsi que de toute personne impliquée dans le financement, l’armement ou la facilitation des activités des gangs. Selon le BINUH, l’absence d’améliorations sécuritaires compromet gravement le processus politique en cours et la préparation des élections prévues.
Le porte‑parole onusien a conclu en rappelant que la stabilité de la capitale et du pays dépend d’une réponse coordonnée et efficace des autorités haïtiennes, soutenue par la communauté internationale.
Source : Vant Bèf Info
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