L’Organisation des citoyens pour une nouvelle Haïti (ORDEDH) a publié une déclaration sur ses réseaux sociaux, demandant aux autorités judiciaires d’examiner l’affaire Gemima Pierre. L’incident, survenu à Delmas 83, aurait commencé par un échange verbal avant de dégénérer en confrontation physique, au cours de laquelle un policier aurait été giflé.
Contestation de la libération
L’ORDEDH s’interroge sur les raisons de la libération de Gemima Pierre sans qu’elle ne soit présentée au commissaire du gouvernement. Selon l’organisation, cette décision soulève des questions quant à l’application uniforme de la loi et à la possible existence d’un traitement différencié entre les forces de l’ordre et les personnes mises en cause.
Appel à l’égalité devant la justice
L’ORDEDH rappelle que les agents de la Police nationale d’Haïti (PNH) sont régulièrement convoqués par l’Inspection générale de la Police nationale d’Haïti (IGPNH). Elle exige que les procédures judiciaires soient appliquées de façon équitable, indépendamment du statut des personnes impliquées, et met en garde contre toute influence politique ou sociale susceptible de compromettre l’indépendance de la justice.
Dans le même temps, l’organisation sollicite l’intervention du Syndicat de la Police nationale d’Haïti (SPNH‑17) et du Syndicat national des policiers haïtiens (SYNAPOHA) afin qu’ils prennent position sur le dossier. Selon l’ORDEDH, la protection des policiers dans l’exercice de leurs fonctions est essentielle au bon fonctionnement des institutions et au maintien de l’ordre public.
En conclusion, l’ORDEDH réclame la saisine des juridictions compétentes pour que les faits soient examinés conformément aux procédures légales, en insistant sur le respect de l’État de droit et la nécessité d’établir les responsabilités à partir d’éléments vérifiables.
Source : Vant Bèf Info
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