Depuis son implantation en 2024, l’oxygénothérapie hyperbare (OHB) s’impose progressivement comme une option thérapeutique complémentaire dans le système de santé haïtien. Le médecin Dieudonné Jean Baptiste, à la tête du programme PHI‑Haïti, souligne l’importance de cette technologie pour combler les lacunes d’accès aux soins dans le pays.
L’OHB consiste à faire respirer du pure oxygène à une pression supérieure à la pression atmosphérique, ce qui permet à l’oxygène de se dissoudre directement dans le plasma sanguin. Cette diffusion accrue atteint tous les organes et favorise la réparation des tissus où l’apport en oxygène est insuffisant.
Indications reconnues et résultats locaux
Selon les autorités sanitaires américaines, quinze pathologies peuvent être traitées par l’OHB, parmi lesquelles l’ostéomyélite, les abcès intracrâniens, les plaies par écrasement, l’anémie sévère, les lésions post‑radiothérapie et les embolies. En Haïti, les premiers patients traités ont surtout été des diabétiques présentant des ulcères du pied et des victimes d’accident vasculaire cérébral (AVC). Le Dr Baptiste rapporte des améliorations notables en six semaines, avec une régénération de tissus et, dans certains cas, une reprise de fonctions cognitives longtemps altérées.
Des cas de récupération cellulaire observés deux à trois ans après un AVC illustrent le potentiel de l’OHB à réactiver des cellules en « hibernation ». Ces succès encouragent l’extension du dispositif à d’autres centres de santé.
Déploiement géographique
Les installations actuelles se trouvent à Pétion‑Ville et à Hinche. Des chambres supplémentaires sont prévues avant la fin de l’année à Cap‑Haïtien et à Tabarre, afin de couvrir davantage de régions. Le dispositif, bien que récent, s’appuie sur un principe scientifique datant de plus d’un siècle, initialement développé pour les plongeurs afin de prévenir les accidents de décompression.
Outre les indications médicales, l’OHB est parfois proposée à titre préventif pour améliorer le bien‑être de personnes ne pouvant pratiquer d’activité physique intensive. Les effets anti‑infectieux, anti‑inflammatoires et la stimulation de la néovascularisation sont régulièrement cités comme avantages complémentaires.
Source : Radio Métropole
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