Le 13 octobre, la famille du maire de Kenscoff, Jean Massillon, a indiqué que des responsables politiques pourraient être impliqués dans la mort du dirigeant local. Les proches ont déclaré avoir saisi le ministère de l’Intérieur afin que ces soupçons fassent l’objet d’une enquête officielle.
À la mairie, l’administrateur Emmanuel Pierre, collaborateur proche de Massillon, avance la possibilité d’un accident vasculaire cérébral, tout en précisant qu’aucun diagnostic définitif n’a encore été rendu public.
Contexte sécuritaire et réactions
En poste depuis plus de deux décennies, Jean Massillon s’était récemment illustré par son engagement dans la sécurisation de la commune, notamment après la reconquête de zones autrefois contrôlées par des groupes armés. Cette posture lui avait valu une popularité notable parmi une partie de la population, mais aussi des tensions avec les milices locales.
Depuis l’annonce du décès, les habitants expriment leurs inquiétudes quant à la stabilité de la situation sécuritaire à Kenscoff. Certains estiment que la mort du maire pourrait être liée à son action contre les gangs, bien que les accusations restent non étayées et aucune preuve concrète n’ait été présentée à ce stade.
Les funérailles seront organisées dans les prochains jours. La famille souhaite préserver l’héritage de Jean Massillon, notamment les avancées réalisées sur le plan de la sécurité. Le décès suscite également des réactions au niveau national et à l’étranger, où plusieurs personnalités ont rendu hommage à un responsable local perçu comme dévoué à sa communauté.
Source : Radio Métropole
Radio Métropole