L’Organisation internationale pour les migrations (OIM) a publié, le 17 septembre 2026, un bilan alarmant de la crise du déplacement interne en Haïti. Au cours du mois d’août, le nombre de personnes contraints d’abandonner leur domicile s’élève à 1 466 862, un record depuis le début du suivi en 2021.
Violences récentes et impact sur les flux de déplacés
Les assauts menés en juillet et en août dans la commune de Kenskoff ont fait plus de 40 morts et ont entraîné l’évacuation de plus de 10 000 habitants. Ces événements illustrent la façon dont l’insécurité persistante alimente les déplacements répétés, mettant sous pression les communautés d’accueil et les services essentiels.
Assistance humanitaire de l’OIM
Face à l’ampleur du phénomène, l’OIM et ses partenaires ont fourni une aide vitale couvrant l’hébergement, l’eau, l’assainissement, l’hygiène, la santé, la protection et la gestion des sites. Au total, 93 878 personnes ont bénéficié de ces interventions. L’organisme a toutefois déploré que son appel de 70 millions de dollars n’ait été financé qu’à 54 %.
Retours forcés en hausse
Le même rapport indique que 28 104 personnes ont été renvoyées de force en Haïti en août, soit une hausse de 0,04 % par rapport à juillet et le niveau mensuel le plus élevé depuis 2021. Sur les huit premiers mois de 2026, les retours forcés totalisent 197 917, soit une progression de 11 % par rapport à la même période en 2025. Les points d’entrée les plus sollicités sont Malpasse, Port‑des‑Cayes et Ouanaminthe.
Les autorités haïtiennes, l’OIM et le Groupe d’appui aux rapatriés et réfugiés (GARR) collaborent au sein d’un groupe de travail dédié à la protection des migrants, notamment pour collecter des données sur les flux de retour. Selon le rapport, 2 484 migrants ont reçu une assistance à la frontière, et 98 % des personnes renvoyées proviennent de la République dominicaine, avec 907 retours quotidiens en moyenne.
Source : Radio Métropole
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