Dans la capitale et ses communes voisines, les forces de la Police nationale d’Haïti (PNH) ont renforcé les contrôles de circulation. Les automobilistes y voient une routine, mais les riverains, confrontés à une insécurité quotidienne, attendent une présence policière capable d’empêcher les attaques et d’intervenir rapidement.
Des contrôles routiers au cœur du dispositif
Ces opérations visent à vérifier l’identité des conducteurs, à repérer des véhicules suspects et à saisir d’éventuels individus recherchés. Toutefois, la multiplication des points de contrôle soulève des questions lorsque des postes fixes, jadis actifs, restent aujourd’hui quasi‑inoccupés, laissant des espaces propices à l’expansion des groupes armés.
Une présence symbolique, mais des résultats incertains
Le directeur général de la PNH, André Jonas Vladimir Paraison, a récemment participé à des contrôles de rue, un geste destiné à affirmer l’autorité de la hiérarchie. Cette démarche, bien que visible, ne garantit pas la continuité du dispositif une fois le responsable revenu à ses fonctions administratives.
À Kenscoff, la crainte d’une prise de contrôle progressive par les milices se fait sentir parmi les familles et les commerçants. Pour eux, la sécurité ne se mesure pas uniquement au nombre d’opérations menées, mais à la capacité de l’État à maintenir son emprise sur le territoire et à protéger les citoyens.
Les questions qui restent en suspens
Les habitants se demandent pourquoi certains postes de police restent sous‑effectifs, comment les contrôles routiers s’insèrent dans une stratégie globale et quelles mesures concrètes sont envisagées pour contrer l’avancée des groupes armés. L’enjeu dépasse les simples statistiques : il s’agit de garantir la liberté de déplacement, le travail et le retour à la maison sans crainte d’enlèvement ou d’attaque.
En dépit d’une visibilité accrue sur les routes, la menace des milices persiste dans plusieurs secteurs, rappelant que la présence policière doit se traduire par une amélioration tangible du quotidien des Haïtiens.
Source : Vant Bèf Info
Vant Bèf Info