Le 5 octobre 2026, le Grand Quartier général des Forces armées d’Haïti (FAd’H) a annoncé le lancement d’une procédure disciplinaire d’urgence à l’encontre d’un militaire de l’institution. Selon le communiqué, le soldat aurait quitté son poste sans autorisation, s’est rendu à Jacmel et y aurait tiré avec son arme à feu, provoquant la panique parmi la population locale et mettant en danger la sécurité des riverains.
Les autorités militaires ont indiqué que le militaire a été interpellé par la Police nationale d’Haïti (PNH) peu après les faits. Après son arrestation, il a été remis aux services compétents des FAd’H, puis renvoyé dans son unité où il a été placé en arrêt de rigueur en attendant la suite de la procédure.
Motifs de la sanction envisagée
Le Haut‑Commandement cite deux manquements majeurs : l’abandon de poste et la violation des règlements militaires, ainsi que le danger créé pour autrui. En raison de la gravité de ces infractions, la procédure pourrait déboucher sur un renvoi définitif du militaire des Forces armées d’Haïti, bien qu’aucune décision finale n’ait encore été rendue.
Cette action s’inscrit dans la politique de « tolérance zéro » affichée par les FAd’H, qui vise à sanctionner tout comportement susceptible de nuire à l’image de l’institution ou à la sécurité de la population. Le commandement rappelle que la discipline constitue le pilier central des forces armées et qu’elle doit être préservée pour garantir le respect de l’ordre républicain.
Le dossier est désormais confié aux instances disciplinaires compétentes, qui détermineront les responsabilités exactes du militaire et, le cas échéant, la sanction à appliquer.
Source : Vant Bèf Info
Vant Bèf Info