Vendredi 23 octobre, l'aéroport international Toussaint‑Louverture a accueilli deux vols distincts, l'un affrété par le gouvernement américain et l'autre par les forces armées du Salvador. L'appareil américain, parti de Washington‑Dulles, a posé ses roues avant midi, suivi d'un avion salvadorien qui a débarqué peu après le déjeuner.
Le vol salvadorien transportait du matériel destiné aux équipes déployées pour retrouver quatre techniciens aéronautiques disparus depuis l'attaque du 18 octobre à Santo, dans la commune de Croix‑des‑Bouquets. Les techniciens, à bord d’un Toyota Land Cruiser blindé, ont été pris sous le feu d’une embuscade et le véhicule incendié par un engin explosif. Bien que les militaires aient pu sortir du véhicule, le contact a été perdu par la suite.
Contexte des déploiements
Les arrivées s’inscrivent dans une série de renforts annoncés la veille. Selon des sources locales, une centaine de membres des forces spéciales salvadoriennes avaient déjà atteint le pays, avec d’autres déploiements prévus dans la soirée. Le Wall Street Journal a indiqué que près de deux cents soldats des opérations spéciales étaient en route vers Haïti.
Le gouvernement salvadorien, ainsi que les autorités américaines, ont évoqué la possibilité que les quatre techniciens soient encore en vie, mais aucune localisation précise n’a été confirmée. Le président salvadorien Nayib Bukele a déclaré que les militaires étaient retenus en otage et a exigé leur libération, sous peine d’une réponse plus forte.
Le contenu du vol américain reste inconnu, aucune liste de cargaison n’ayant été rendue publique. Des hypothèses ont circulé, notamment la présence éventuelle de Marines destinés à renforcer l’ambassade américaine, mais aucune confirmation officielle n’a été apportée.
Les forces de répression des gangs, citées par l’agence EFE et relayées par Swissinfo, ont indiqué que les nouveaux arrivants soutiendraient les opérations de recherche et de sécurisation dans la plaine du Cul‑de‑Sac, sans préciser le nombre exact de personnel.
Malgré l’intensification des moyens aériens et terrestres, les recherches n’ont pas encore permis de localiser les militaires disparus. Les analystes soulignent la difficulté d’opérer dans des zones contrôlées par les gangs, où l’accès reste limité.
Source : Vant Bèf Info
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