Le collectif Solidarité Ant Jèn (SAJ) et son mouvement Veye Yo ont publié une prise de position exigeant la libération immédiate de Willard Vancol, enlevé par des hommes armés lors d’une violente incursion contre les locaux de l’Institut de technologie et d’animation (ITECA) à Petit‑Boucan, dans la commune de Gressier, le jeudi 20 août 2026.
Selon le communiqué, aucune information n’a été reçue depuis l’enlèvement, ce qui alimente les inquiétudes quant à l’état de santé de la victime. L’organisation souligne que l’absence de nouvelles reflète une situation où les autorités étatiques, les réseaux mafieux et les groupes armés semblent œuvrer de concert, au détriment de la population civile.
Appel à l’unité des forces engagées
SAJ/Veye Yo invite les acteurs organisés et les mouvements engagés dans la lutte pour un véritable changement à unir leurs efforts afin de garantir la libération de Willard Vancol. Le groupe élargit son appel à une mobilisation plus large pour « la libération d’Haïti », dénonçant la persistance d’un climat d’insécurité qui entrave le quotidien des Haïtiens.
Le communiqué ne précise pas d’autres détails sur les conditions de détention, les revendications des ravisseurs ou les actions entreprises par les forces de l’ordre depuis l’incident. Il se contente de rappeler la gravité de l’enlèvement et de réitérer la demande d’une libération « sans condition ».
Cette demande s’inscrit dans un contexte plus large d’escalade de la violence armée à travers le pays, avec plusieurs attaques récentes signalées dans d’autres localités, notamment à Kenscoff et dans la Plaine du Cul‑de‑Sac, où l’absence de présence policière a été constatée.
Source : AlterPresse
AlterPresse