La rentrée scolaire a débuté cette semaine dans la région métropolitaine de Port‑au‑Prince, alors que le climat d’insécurité s’intensifie et que les enlèvements d’enfants se multiplient. Dans ce contexte, des psychologues et psychothérapeutes soulignent la nécessité d’un appui psychologique ciblé pour les élèves.
Conséquences psychologiques observées
Selon les spécialistes Vanessa Gardère Merceron et Ruth Dorméus, la peur générée par les activités des gangs se traduit chez les enfants par du stress, de l’anxiété, de la dépression et une perte de concentration. Certains manifestent une irritabilité accrue ou une hyper‑vigilance, tandis que d’autres masquent leur détresse derrière un sourire. Le manque de sommeil, fréquent chez les enfants exposés à la violence, aggrave la fatigue et diminue la motivation scolaire, augmentant le risque de troubles plus graves.
Recommandations pour les parents et les écoles
Merceron, experte en stress post‑traumatique, préconise que les parents rassurent leurs enfants sans recourir à des mensonges, en exprimant de l’affection et en encourageant le dialogue sur les émotions ressenties durant la journée. En cas d’exposition directe à un acte violent, elle recommande une prise en charge par un psychologue.
Dorméus ajoute que les activités ludiques – jeux, dessins, sports – peuvent aider à canaliser les émotions. Elle insiste également sur la nécessité de protéger les enfants des images choquantes diffusées sur les réseaux sociaux, tout en leur fournissant les informations essentielles de façon adaptée.
Les établissements scolaires sont invités à intégrer des espaces de parole sécurisés et à collaborer avec des professionnels de la santé mentale afin de détecter rapidement les signes de détresse et d’offrir un soutien approprié.
Source : Radio Métropole
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