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2 novembre 2026Version complète du site
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Syndicats haïtiens exigent une rentrée scolaire 2026‑2027 équitable et transparente

À la veille de la rentrée du 7 septembre, trois organisations syndicales dénoncent la préparation du gouvernement, la gestion du Fonds national d'éducation et des violences policières contre des parents.

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Alors que le premier jour de classe de l'année scolaire 2026‑2027 est prévu pour le 7 septembre, trois regroupements syndicaux – l'Union nationale des normaliens‑normaliennes haïtiens (UNNOH), le Collectif des enseignants pour la nouveauté de l'éducation en Haïti (CENEH) et la Centrale unitaire des travailleurs et travailleuses des secteurs public et privé d’Haïti (CUTRASEPH) – ont lancé un appel à la prudence et à la réforme.

Des revendications centrées sur l'équité

Lors d'une conférence de presse à Delmas le 4 septembre, les syndicats ont souligné que les conditions actuelles ne permettent pas d'assurer une rentrée normale. Ils réclament notamment une meilleure prise en charge des enseignants, des mesures de soutien aux familles en difficulté et une organisation plus juste du redémarrage des cours.

Critiques envers le gouvernement

Les organisations pointent du doigt une gestion qu'elles jugent négligente, tant du Premier ministre que du ministre de l'Éducation nationale et de la Formation professionnelle, Vijonet Demero. Selon elles, l'absence de planification claire compromet la qualité de l'enseignement et alourdit les charges des enseignants.

Gestion contestée du Fonds national d'éducation (FNE)

Le programme de subvention scolaire du FNE, censé alléger le fardeau des parents, est accusé de manque de transparence. Les syndicats reprochent à la directrice générale, Jefnie Toussaint, une politisation de l'institution et une communication confuse qui aurait laissé de nombreuses familles dans l'incertitude.

Violences policières signalées

Des témoignages font état d'interventions musclées de la Police nationale d'Haïti (PNH) lors de l'accueil des parents au bureau du FNE. Selon les syndicats, des agents auraient utilisé des gaz lacrymogènes, empêchant plusieurs parents d'accéder aux aides auxquelles ils s'étaient inscrits.

Exigences supplémentaires

Au-delà de la rentrée, les syndicats demandent le respect intégral de l'accord signé le 20 janvier 2025, qui prévoit notamment l'amélioration des conditions de travail des enseignants. Ils insistent sur la nécessité d'une gestion claire et responsable des fonds publics destinés à l'éducation.

À quelques heures du lancement des cours, la pression reste forte sur les autorités, qui sont appelées à réviser leurs stratégies afin de garantir une rentrée scolaire plus équitable et respectueuse des droits des élèves, des parents et du personnel éducatif.


Source : Vant Bèf Info
Vant Bèf Info

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Journaliste et contributeur de alaminuteinfo.com.

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