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29 septembre 2026Version complète du site
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Thélyson Orélien remporte le Prix Méduse 2026 avec un roman qui humanise la migration

Le premier roman de l’écrivain haïtiano‑québécois, « C’était ça ou mourir », séduit critiques et lecteurs en alliant poésie et regard politique sur l’exil, décrochant le Prix Méduse 2026 et la première place des ventes en France.

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Le roman C’était ça ou mourir de Thélyson Orélien, écrivain né à Gonaïves en 1988, a été couronné du Prix Méduse 2026, première distinction littéraire de la saison. Publié d’abord au Québec par les Éditions du Boréal puis en France chez Grasset, le livre s’est rapidement imposé comme une révélation de la rentrée littéraire.

Un récit de fuite et de survie

L’histoire suit Jonas Dorléon, professeur d’histoire et de géographie, qui abandonne un quartier haïtien ravagé par les groupes armés, ne conservant qu’un diplôme, un cahier de poèmes, une photographie de sa mère et quelques objets dans un sac en plastique. La traversée s’étend de la République dominicaine au Brésil, du Mexique aux frontières américaines, ponctuée de rencontres éphémères, de solidarités naissantes et de pertes douloureuses.

Orélien, qui a quitté Haïti après le séisme de 2010 pour s’établir au Canada, précise que le personnage n’est pas son double, mais que le récit puise dans des réalités observées auprès de migrants. Le titre reflète l’urgence du départ : rester équivaut à mourir, partir offre la seule chance de survivre.

Une écriture entre poésie et ironie

Le style mêle une langue poétique à un humour noir, offrant au lecteur une perspective où la violence n’est jamais édulcorée mais éclairée par la résilience humaine. Le sac de Jonas devient un symbole de dignité : le savon représente la propreté, la photo familiale la mémoire, le cahier de poèmes la persistance de la beauté.

Les critiques françaises ont salué l’œuvre. Télérama la qualifie de « remarquable premier roman », La Tribune Dimanche souligne son humanisme, et Le Monde y voit un rappel indispensable de l’individualité derrière les statistiques migratoires.

Commercialement, le roman a atteint la première place du classement Datalib des meilleures ventes en France du 4 au 10 septembre 2026, devançant des titres comme Nous aussi d’Anne Godard. Avec 272 pages, il attire l’attention au-delà du monde francophone, confirmant la voix d’Orélien comme un pont entre Haïti, le Québec et le public international.


Source : Vant Bèf Info
Vant Bèf Info

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Journaliste et contributeur de alaminuteinfo.com.

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