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3 novembre 2026Version complète du site
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Trois organisations haïtiennes lancent un appel à la mobilisation citoyenne contre les violences des gangs

L’Union nationale des normaliennes et normaliens, le Collectif des enseignantes et enseignants pour une éducation rénovée et la Centrale unitaire demandent des mesures urgentes face à l’escalade des crimes de gangs à Delmas et dans le pays.

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Dans le cadre d’une conférence de presse tenue le 5 août 2026, trois organisations de la société civile haïtienne ont exhorté la population à se mobiliser afin de contraindre les autorités à agir contre la recrudescence des violences perpétrées par les gangs armés.

L’Union nationale des normaliennes et normaliens d’Haïti, le Collectif des enseignantes et enseignants pour une éducation rénovée en Haïti, ainsi que la Centrale unitaire des travailleuses et travailleurs des secteurs publics et privés d’Haïti ont conjointement dénoncé l’insuffisance de la réponse gouvernementale face aux actes de terreur, aux enlèvements et aux agressions qui se multiplient dans plusieurs zones du pays.

Des zones particulièrement touchées

Les porte-parole des organisations ont souligné que les quartiers de Delmas 31 et Delmas 33 figurent parmi les foyers les plus exposés aux attaques des groupes armés. Des incidents récents, incluant des prises d’otages et des tirs indiscriminés, ont semé la peur parmi les résidents et perturbé la vie quotidienne.

Au-delà de ces secteurs, les responsables ont rappelé que d’autres parties du territoire national connaissent également une hausse des actes violents, ce qui, selon eux, reflète une incapacité des forces de l’ordre à assurer la sécurité publique.

Les trois organisations ont appelé à une mobilisation massive de la société civile, invitant les citoyens, les syndicats, les établissements d’enseignement et les acteurs du secteur privé à exercer une pression collective sur les autorités. Elles ont demandé la mise en place de mesures concrètes, telles que le renforcement des patrouilles, la mise à jour des stratégies de lutte contre les gangs et la protection des populations les plus vulnérables.

En conclusion, les porte-parole ont réaffirmé que la sécurité durable ne peut être atteinte que par une coopération étroite entre l’État et la société civile, et que l’inaction ne ferait qu’alimenter la spirale de la violence.


Source : AlterPresse
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Journaliste et contributeur de alaminuteinfo.com.

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