À une semaine de la réouverture des classes pour l’année académique 2022/2023, les parents sont aux abois. La crise que traverse le pays, avec surtout le phénomène de « Peyi Lòk » engendre de graves conséquences. Le coût de la vie ne cesse d’augmenter, pénurie de carburant, difficulté pour les citoyens de s’approvisionner en eau et en provisions alimentaires. La rentrée des classes est-elle désormais possible ? C’est la question de l’actualité…
L’espoir de vivre en toute quiétude d’esprit est une utopie pour le peuple haïtien. Dans ce contexte de crise, la rentrée des classes est totalement dans l’impasse. Des mouvements de protestation partout à travers le pays, misère, chômage, bref, la réouverture des classes est prise en otage.
Selon plus d’un, la lutte enclenchée sur tout le territoire est noble et incontournable pour le bien-être de ce peuple qui crève de faim. C’est une bataille qui a été lancée contre ce système. Lequel système a englouti le peuple haïtien depuis des décennies. Et, face à tout cela, les autorités au niveau du gouvernement affichent leur indifférence totale devant cette cruauté qui glane le pays.
Même son de cloche pour ce citoyen, qui a tout essayé pour trouver une solution pour voler au secours de ses enfants. Mais il est secoué par cette crise aiguë qui gangrène le pays, alors que les jours pour la réouverture des classes avancent à pas-de-géant. « Je vis au jour le jour, à la merci d’une tierce personne depuis cette guerre déclarée entre les gangs rivaux à Bel-Air, au centre (Croix- des bossales), à Maya, à Delmas 2, entre autres. Ici, mon dépôt, qui me permet de répondre aux besoins immédiats de mes enfants, fonctionne aux ralentis. Pas d’avenir pour mes fils et mes filles en Haïti. L’Etat est inexistant pour moi, ces derniers jours, j’assiste à un État complotiste dans cette situation alarmante. Aucune action concrète n’a été posée pour nous venir en aide. Cette année est une année noire, les choses vont de mal en pis« , se plaint-il.
« Kòman yon moun pral voye yon timoun lekòl jan bagay yo ye la ?« , déclare Mirlande, une commerçante, « avan ou te ka kuit yon bagay ak 250 goud, 500 goud pou timoun lan ale lekòl, men jounen jodi tout bagay tèt nèg, prèske pa gen moun ki sou achte, y ap mande w pri y ap plenyen paske pa gen kòb. Ak kisa w pral pele lekòl sa tou, kòb machin tout sa yo se pwoblèm paske kous machin yo double« , poursuit-elle avec un air de contrariété.
Pour l’année académique 2022/2023 les parents sont en attente d’une éventuelle subvention de l’Etat pour améliorer leur situation économique. Mais cette rentrée des classes est encore plus un défi pour la majorité des parents vivant dans les ghettos. Ils sont appauvris, non seulement par le phénomène du banditisme, mais aussi par la hausse des prix galopant des matériels scolaires suivis de l’ajustement de produits pétroliers, de la cherté de la vie et de l’insécurité.
Kethia Saint Marc









