Du dimanche 24 au mercredi 26 août 2026, l'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO) a ouvert ses locaux de Port-au-Prince à une série d'ateliers de peinture destinés aux jeunes vivant dans les sites de déplacement de la capitale haïtienne. L'événement a réuni des enfants, des adolescents et de jeunes adultes, tous confrontés aux difficultés liées à la mobilité forcée.
Un cadre d'expression et de soutien
Au cours de ces trois journées, les participants ont pu mettre leurs émotions, leurs rêves et leurs points de vue sur toile, sous la supervision d'artistes et de médiateurs formés. L'objectif affiché était de renforcer le bien‑être psychosocial des jeunes, tout en favorisant l'inclusion et la participation communautaire. En donnant la parole à travers l'art, l'UNESCO espère valoriser les talents émergents et offrir un espace de résilience face aux traumatismes du déplacement.
Le projet a été mis en œuvre par la branche haïtienne de l'UNESCO, avec le soutien logistique et financière du Bureau de la coordination humanitaire des Nations unies (OCHA), de l'organisation non gouvernementale italienne Coopi et de la Fondation Toya. Ces partenaires ont contribué à la fourniture du matériel artistique, à la formation des animateurs et à la diffusion des œuvres réalisées.
Les retours des jeunes ont été largement positifs. Plusieurs d'entre eux ont décrit les ateliers comme « un souffle d'espoir » et « une façon de se sentir entendu ». Les organisateurs soulignent que l'initiative s'inscrit dans une démarche plus large visant à intégrer les populations déplacées dans la vie culturelle de la métropole, tout en répondant à leurs besoins psychologiques.
Cette première édition pourrait servir de modèle pour d'autres programmes similaires dans les zones urbaines haïtiennes, où la combinaison d'art et de soutien psychosocial reste encore peu développée. Les partenaires envisagent déjà de prolonger l'action au-delà du mois d'août, afin de consolider les acquis et d'étendre la portée des ateliers à d'autres quartiers de la ville.
Source : AlterPresse
AlterPresse