L’Union nationale des normaliennes/normaliens et éducatrices/éducateurs d’Haïti (Unnoeh) a publié, le 14 août 2026, une note exigeant la libération immédiate des établissements scolaires occupés par des personnes déplacées fuyant les violences des gangs armés. Parmi les sites concernés figurent le Lycée Marie‑Jeanne, l’École nationale Argentine Bellegarde et l’École nationale République de l’Équateur.
État des établissements scolaires
Selon l’organisation, 730 écoles à travers le pays présentent des signes de délabrement et nécessitent une réhabilitation urgente afin de garantir une rentrée scolaire effective le lundi 7 septembre 2026. L’Unnoeh souligne que l’absence de journées pédagogiques dédiées aux enseignants du secteur public compromettrait la qualité de la reprise des activités.
Demandes auprès du ministère
L’Unnoeh dénonce également le manque de dialogue social entre le Ministère de l’Éducation nationale et de la formation professionnelle (Menfp) et les syndicats d’enseignants. Elle invite les autorités à mettre en place des mesures concrètes pour une rentrée ordonnée : solutions d’hébergement pour les déplacés occupant les écoles, allègement des dépenses scolaires des familles vulnérables, nomination officielle des enseignants déjà en poste et révision du salaire de base afin d’assurer un alignement salarial pour les deux premiers cycles fondamentaux.
Le Premier ministre Alix Didier Fils‑Aimé a, le 14 août 2026, remis aux Cayes plusieurs lettres de nomination à des directeurs départementaux de l’éducation, couvrant les régions du Sud, du Sud‑Est, des Nippes et de l’Ouest. Cette démarche s’inscrit dans une série d’actions annoncées par le ministre du Menfp, Vijonet Déméro, incluant la distribution de manuels et d’uniformes, la réparation de bâtiments publics, le paiement des enseignants du Programme spécial de gratuité de l’éducation (Prosgate) et le lancement d’un dispositif de transferts monétaires directs aux parents sous l’appellation « Cash transfert éducation ».
Source : AlterPresse
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