La Solidarité des femmes haïtiennes journalistes (Sofehj) a publié une note appelant à la mise en place d’un dispositif d’aide d’urgence pour les femmes et les filles de la commune de Kenscoff. Cette requête fait suite à un massacre survenu dans la nuit du 23 au 24 août, qui a fait environ cinquante victimes.
Violences sexuelles et besoins psychosociaux
Dans le même texte, l’organisation souligne que le viol a été employé comme tactique de guerre, aggravant les traumatismes déjà subis par les survivantes. Elle insiste sur la nécessité d’un accompagnement psychosocial adapté, afin de prévenir les séquelles à long terme.
Parallèlement, la Sofehj demande la fourniture immédiate de produits de première nécessité, de soins sanitaires et d’une protection matérielle pour les femmes affectées. Selon elle, chaque jour de retard compromet davantage la dignité et la sécurité des populations concernées.
Appel aux acteurs internationaux et nationaux
L’appel s’adresse directement aux agences des Nations unies, aux organisations non gouvernementales internationales ainsi qu’aux autorités haïtiennes. La Sofehj insiste sur l’urgence d’une réponse coordonnée, rappelant que les femmes de Kenscoff ne peuvent plus attendre.
Cette mobilisation intervient dans un contexte où la région reste vulnérable aux violences liées aux conflits armés et où les structures judiciaires peinent à assurer une protection efficace. La communauté internationale est invitée à considérer ce cas comme une priorité humanitaire.
Source : AlterPresse
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