Des adolescents détenus au Centre de rééducation des mineurs en conflit avec la loi (CERMICOL), situé à Delmas 33, affichent depuis plusieurs jours des signes cliniques inquiétants, dont des températures très élevées, des douleurs osseuses, des céphalées, une faiblesse généralisée et une fatigue importante.
Le coordinateur général du Collectif des Avocats pour la Défense des Droits de l’Homme (CADDHO), Me Arnel Rémy, a confirmé que plusieurs parents ont signalé l’état de santé de leurs enfants à la presse. Selon leurs témoignages, l’encadrement médical du centre se limiterait à l’administration d’un unique comprimé par une infirmière, sans consultation médicale préalable, ce qui soulève des doutes quant à la pertinence des soins prodigués.
Appel à l’intervention des autorités sanitaires
Face à cette situation, le CADDHO exige une réponse rapide du ministère de la Santé publique et de la Population (MSPP) ainsi que de la Direction de l’Administration pénitentiaire (DAP). Les revendications portent sur une évaluation médicale complète des jeunes concernés, la mise en place de protocoles de traitement adaptés et des mesures préventives pour éviter une propagation éventuelle de la maladie au sein de l’établissement.
Me Rémy a également souligné que des symptômes similaires circulent depuis plusieurs semaines dans divers quartiers du pays, mais que le MSPP n’a pas encore publié d’information officielle sur l’origine de cette affection ni sur les actions envisagées.
Le collectif met en avant la vulnérabilité accrue des mineurs incarcérés, dont les conditions de détention et l’accès limité à des soins de qualité aggravent les risques sanitaires. Il rappelle que le respect des droits fondamentaux des enfants, même en détention, implique une prise en charge médicale adéquate et conforme aux standards internationaux.
Source : Vant Bèf Info
Vant Bèf Info