Le Bureau intégré des Nations unies en Haïti (BINUH) a publié une note détaillant l’ampleur des violences qui ont secoué la Plaine du Cul‑de‑Sac et Cité Soleil du 6 mars au 31 juillet 2026. Selon ce rapport, le bilan s’élève à 613 morts et 375 blessés, dont 111 femmes et 77 enfants qui n’étaient pas impliqués dans les conflits de gangs.
Violations des droits humains
Le Service des droits de l’homme du BINUH souligne des atteintes graves au droit international, notamment un assaut du 13 juin 2026 contre un rassemblement de 300 personnes, qui a fait 61 morts et 20 blessés, parmi lesquels au moins sept enfants. Par ailleurs, plus de 176 femmes et filles ont été victimes de viols perpétrés par des membres de groupes armés, en raison de leur présence dans des zones contrôlées par des factions rivales.
Conséquences sur la population civile
Les violences ont contraint plus de 18 000 habitants à se déplacer, fuyant les quartiers touchés. Les attaques ont également visé des infrastructures publiques et privées, entraînant la suspension de la plupart des activités commerciales ainsi que la fermeture d’écoles et d’établissements de santé. Le BINUH note l’absence d’une présence policière durable dans ces secteurs, ce qui accentue les risques pour les droits humains, la stabilité économique et l’autorité de l’État.
Enjeux sécuritaires et économiques
Les groupes armés cherchent à s’emparer de zones stratégiques où circulent des entreprises commerciales et le carburant provenant du terminal de Varreux. Cette dynamique s’inscrit dans un contexte de recomposition de la coalition de gangs « Viv Ansanm » et d’une pression accrue des forces de sécurité dans d’autres parties de la capitale. Le BINUH recommande le renforcement des capacités opérationnelles des forces de sécurité haïtiennes et le déploiement de la Force de répression des gangs (FRG) pour restaurer le contrôle étatique et protéger les populations.
Source : AlterPresse
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