Le Bureau intégré des Nations unies en Haïti (Binuh) a publié les principaux chiffres du deuxième trimestre 2026, révélant une intensification de la violence liée aux gangs. Au total, 1 408 personnes ont perdu la vie et 656 ont été blessées sur le territoire haïtien.
Les gangs sont responsables de 55 % des victimes, alors que les groupes d’autodéfense et les civils ne représentent que 5 % des pertes. Les forces de sécurité, engagées dans des opérations contre les groupes armés, sont à l’origine de 40 % des décès recensés.
Expansion géographique des attaques
Le rapport souligne une extension des activités criminelles dans le département de l’Artibonite et signale des incursions du gang « Village de Dieu », originaire de Port‑au‑Prince, dans la région du Sud‑Est. Cette dynamique s’accompagne d’une hausse notable des enlèvements entre avril et juin 2026, avec 51 personnes enlevées dans la zone métropolitaine de la capitale.
Violences sexuelles et nouvelles menaces
Les violences sexuelles liées aux gangs ont touché au moins 796 victimes au cours du même trimestre. Par ailleurs, l’usage de drones explosifs a fait au moins neuf victimes civiles, dont six enfants, tués ou blessés.
En dépit de ces aggravations, le Binuh note une diminution des exécutions et tentatives d’exécutions extrajudiciaires commises par les policiers, avec 14 cas signalés, contre un nombre plus élevé en 2025. Trois policiers nationaux ont été tués et deux ont été blessés dans le cadre de ces affrontements.
Ces données illustrent la complexité du climat sécuritaire haïtien, où la lutte contre les gangs se heurte à des tactiques de plus en plus variées et à des conséquences humanitaires graves.
Source : AlterPresse
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