alaminuteinfo.com
29 septembre 2026Version complète du site
Version complète
SÉCURITÉ2 min de lecture

Violences à Kenscoff : 47 morts et une crise sécuritaire qui s’aggrave

Le massacre de Kenscoff, qui a fait 47 victimes, s'inscrit dans une vague de violences qui a déjà coûté la vie à plus de 1 400 Haïtiens depuis janvier 2026, soulevant de vives critiques envers les autorités.

Par

Fin août, la localité de Kenscoff a été le théâtre d'un massacre qui a fait 47 morts, tous âges confondus. Les victimes ont été abattues par des groupes armés, tandis que des animaux, chiens et chevaux, ont également été touchés par les tirs, selon les témoignages recueillis.

Ce drame s'ajoute aux 1 408 décès recensés depuis le début de l'année 2026, témoignant d'une escalade de la violence à travers le pays. Les analystes soulignent la multiplication des formes de criminalité, incluant trafic de drogue, contrebande, trafic d'organes et trafic d'êtres humains, qui profitent de l'instabilité actuelle.

Réaction du gouvernement

Le Premier ministre, Fils‑Aimé, a exprimé une « profonde compassion » dans un bref communiqué, mais la déclaration a été jugée insuffisante par de nombreux observateurs. La critique s'est intensifiée après qu'un dîner en blanc, organisé dans un hôtel de Pétion‑Ville, ait eu lieu alors que les victimes de Kenscoff étaient encore au cœur de l'actualité.

Par ailleurs, la primature a été pointée du doigt pour son manque de mesures concrètes face à la criminalité croissante. Des dépenses jugées superflues, notamment des voyages à l'étranger et des frais de cabinets de communication, ont été dénoncées comme un détournement des ressources publiques.

Enjeux régionaux et internationaux

Le gouvernement haïtien poursuit ses contacts avec les États-Unis et la République dominicaine, malgré des tensions persistantes. L'Organisation des États américains (OEA) est également mentionnée comme co‑responsable des crises pré‑et post‑électorales qui ont secoué le pays ces dernières années.

Face à cette situation, la société civile réclame une réponse plus ferme et transparente, estimant que l'inaction actuelle renforce la perception d'une « kakistocratie » où le pire des dirigeants semble prévaloir.


Source : AlterPresse
AlterPresse

Publié par

Journaliste et contributeur de alaminuteinfo.com.

Voir tous ses articles →

À lire aussi

SÉCURITÉ

L’OEA presse le renouvellement du mandat de la FRG pour restaurer la sécurité en Haïti

SÉCURITÉ

Violence à Gros-Morne : la GSF accusée d’une vague de morts civiles après son passage

SÉCURITÉ

Déploiement imminent de 1 600 policiers et ingénieurs bangladais en Haïti

SÉCURITÉ

Libération du journaliste Wesly Renaud Jean après trois semaines de séquestration à Delmas 31