L’Union nationale des normaliens, normaliennes, éducatrices et éducateurs haïtiens (Unnoeh) a exprimé, le 6 septembre, son mécontentement face à l’absence de négociations avec le ministère de l’Éducation nationale avant l’ouverture des classes prévue le 7 septembre 2026.
Un dialogue jugé indispensable
Selon l’organisation, le silence du ministère empêche la mise en place d’accords essentiels sur les conditions d’accueil des élèves, la répartition du personnel et les mesures de sécurité. L’Unnoeh rappelle que le dialogue social est habituellement le socle d’une rentrée sereine, surtout dans un contexte où le système éducatif reste fragile.
Écoles occupées et besoins non satisfaits
Le syndicat pointe également l’incapacité du gouvernement à reprendre les établissements scolaires actuellement occupés par des groupes armés ou transformés en abris pour les personnes déplacées. Ces occupations limitent l’accès à l’instruction pour plusieurs milliers d’enfants, qui se voient contraints de suivre les cours dans des locaux inadaptés ou de rester à l’écart des écoles.
En l’absence de mesures concrètes pour libérer ces bâtiments, l’Unnoeh estime que les dispositions annoncées ne garantissent pas des conditions d’apprentissage adéquates. Elle dénonce ainsi une planification qui ne tient pas compte des réalités du terrain et qui met en péril la continuité pédagogique.
Le syndicat invite le ministère à engager immédiatement des pourparlers afin de définir un cadre opérationnel pour la rentrée, à accélérer le processus de récupération des établissements et à renforcer les dispositifs d’appui aux élèves et aux enseignants.
Source : AlterPresse
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