Lors d'une session du Conseil de sécurité des Nations unies à New York, le représentant spécial de l'ONU, Carlos Ruiz Massieu, a fait le point sur la situation en Haïti. Les chiffres présentés indiquent plus de 1 000 personnes tuées et 17 000 nouvelles personnes déplacées au cours du dernier trimestre, reflétant l’intensité des violences liées aux gangs armés.
Bilan humanitaire
Les pertes humaines et les déplacements massifs sont le résultat d’attaques récentes, notamment dans la plaine du Cul‑de‑Sac et dans le département de l’Artibonite. Ces zones, déjà fragilisées, ont vu s’intensifier les affrontements entre groupes armés, aggravant la précarité de la population civile.
Parallèlement, la communauté internationale engagée dans la lutte contre les gangs a exprimé ses inquiétudes après la disparition de plusieurs ressortissants salvadoriens lors d’une embuscade, soulignant les risques encourus par les forces extérieures.
Enjeux politiques et électoraux
Sur le plan politique, le représentant onusien a souligné des progrès dans le processus électoral. Une version révisée du décret électoral a été publiée, et plus de 3 500 candidats se sont inscrits, témoignant d’un regain d’intérêt pour la vie politique.
Cependant, Ruiz Massieu a appelé les autorités haïtiennes à prendre en compte les contraintes logistiques et sécuritaires avant d’envisager toute modification du calendrier électoral. La persistance des violences pourrait compromettre la tenue d’élections libres et sécurisées.
Le tableau présenté par l’ONU met en lumière la complexité de la crise haïtienne, où les dimensions sécuritaire, humanitaire et politique s’entremêlent. Les appels à renforcer la protection des civils et à garantir un environnement propice aux élections restent prioritaires pour la communauté internationale.
Source : Radio Métropole
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