Le collectif des Citoyens du Secteur Informel Haïtien et des Petites Entreprises a tenu une conférence de presse le 6 octobre sur la place Dessalines, au Champ‑de‑Mars, pour exposer les difficultés rencontrées par les commerçants du secteur informel de la capitale. Les participants ont souligné que les violences perpétrées par des groupes armés ont entraîné la perte d’espaces de vente et la chute des revenus, poussant de nombreuses familles à vivre dans des conditions précaires.
Principales revendications
Les représentants du collectif ont formulé trois exigences majeures. Premièrement, ils demandent aux autorités de restaurer un climat de sécurité suffisant pour permettre le retour des marchands dans leurs zones habituelles, notamment le Champ‑de‑Mars et les marchés avoisinants. Deuxièmement, ils sollicitent un accompagnement social renforcé, en rappelant que l’aide de 100 000 gourdes accordée à certains déplacés ne couvre pas les loyers élevés de la métropole, rendant difficile la recherche d’un logement stable. Troisièmement, ils appellent le ministère des Affaires sociales et du Travail à honorer les engagements pris envers les petits commerçants victimes de l’insécurité.
Les commerçants ont également attiré l’attention sur la situation des enfants déplacés, qui peinent à reprendre le chemin de l’école en raison de l’instabilité de leurs foyers. Selon eux, la reprise économique ne peut se faire sans une réponse globale de l’État, combinant protection physique, aide sociale et mesures facilitant la réinstallation des activités commerciales.
Cette mobilisation s’inscrit dans la continuité d’une série d’environ cinq marches pacifiques organisées par les acteurs du Champ‑de‑Mars et d’autres zones de la région métropolitaine. Malgré ces actions, les marchands estiment que les réponses gouvernementales restent insuffisantes et appellent à des mesures concrètes et rapides.
En conclusion, le secteur informel maintient la pression sur les autorités, insistant sur la nécessité d’une stratégie intégrée pour garantir la sécurité, soutenir les familles déplacées et relancer les activités économiques dans un environnement stable.
Source : Vant Bèf Info
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