Le Conseil de sécurité de l’Organisation des Nations Unies a réitéré, le 29 août 2026, son appel à une mobilisation rapide des forces haïtiennes pour endiguer la vague de violences qui secoue le pays. Cette demande intervient après le dernier massacre perpétré par des groupes armés à Kenscoff, où plusieurs civils ont perdu la vie.
Des massacres qui alimentent l’instabilité politique
Le contexte électoral, déjà fragilisé par la présence omniprésente des gangs, se voit aggravé par ces épisodes de sang. Les analystes soulignent que le processus de vote ne peut plus ignorer la réalité d’une sécurité défaillante, qui menace la légitimité même des institutions à venir.
Parallèlement, des incidents isolés comme la mort de trois présumés bandits à Limonade illustrent la complexité du paysage sécuritaire, où les lignes entre combattants et civils restent floues.
Déplacements massifs et nouvelles urgences humanitaires
Le même phénomène de violence a contraint environ 1 500 personnes à quitter l’île de Lagonav, située près d’Akayè, après que des groupes armés y aient instauré un climat de peur insoutenable. Ces déplacés rejoignent déjà des camps déjà saturés, accentuant la pression sur les services d’aide humanitaire.
Dans le même temps, le pays fait face à une crise de confiance liée à la disparition de 71 dossiers de corruption, révélée le 13 septembre 2025, qui alimente le sentiment d’impunité, rappelé par le 32e anniversaire de l’assassinat du Père Jean‑Marie Vincent.
Vers une réponse coordonnée
Les autorités haïtiennes, sous la pression internationale, sont appelées à renforcer la présence de l’État dans les zones les plus touchées, à garantir la protection des populations déplacées et à rétablir la confiance dans les institutions judiciaires. Le défi reste de concilier ces exigences sécuritaires avec le calendrier électoral, afin d’éviter que la violence ne devienne le facteur déterminant du résultat politique.
Source : AlterPresse
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