mercredi 16 septembre 2026

Qualité du carburant en question : les syndicats de transport exigent une intervention des autorités haïtiennes

Des syndicats du transport en commun dénoncent une essence de mauvaise qualité qui aurait endommagé plusieurs moteurs à Port‑au‑Prince et appellent les pouvoirs publics à suspendre la vente du produit.

Qualité du carburant en question : les syndicats de transport exigent une intervention des autorités haïtiennes
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Des représentants du secteur du transport terrestre en Haïti ont alerté les autorités sur la qualité de la gazoline distribuée dans plusieurs stations‑service de la capitale. Selon le porte‑parole du STTH, Petrus Eustache Lerice, des automobiles et des motocyclettes ont présenté des dysfonctionnements mécaniques après avoir utilisé ce carburant, des cas observés depuis environ deux semaines.

Constatations des syndicats

Le STTH a recensé plusieurs incidents où les moteurs se sont détériorés, entraînant des réparations coûteuses pour les usagers. Lerice précise que le problème ne serait pas limité à une station unique, mais toucherait plusieurs pompes à travers la ville. Le Mouvement Unifié des Transporteurs Haïtiens (MUTH), représenté par son secrétaire Saint‑Fort Dieumaïtre, partage ces inquiétudes et souligne un risque supplémentaire pour l’environnement, la mauvaise qualité du carburant pouvant accentuer la pollution atmosphérique.

Demandes aux pouvoirs publics

Les deux porte‑paroles réclament une enquête technique approfondie et, le cas échéant, la suspension de la commercialisation de la gazoline incriminée. Ils souhaitent que le Conseil consultatif chargé de réguler le marché pétrolier intervienne rapidement afin de vérifier la conformité du produit aux normes en vigueur.

Le même conseil a été saisi de la question, et une réunion a déjà eu lieu pour examiner les plaintes. Aucun résultat concret n’était disponible au moment de la rédaction, mais les syndicats espèrent que les mesures prises rassureront les consommateurs et protégeront les moteurs des véhicules.

Le ministère du Commerce et de l’Industrie a également été sollicité. Malgré plusieurs tentatives, la rédaction n’a pas pu obtenir de réponse officielle du ministre du Commerce, laissant le dossier en suspens.

Face à ces constats, les organisations syndicales insistent sur l’urgence d’une action gouvernementale pour éviter une aggravation des dommages matériels et environnementaux.


Source : Vant Bèf Info
Vant Bèf Info