Le ministère de l’Intérieur et des Collectivités territoriales (MICT) a rappelé que les agents exécutifs en poste de façon intérimaire qui souhaitent se présenter aux scrutins à venir doivent quitter leurs fonctions au plus tard le jeudi 15 octobre 2026. Cette exigence repose sur l’article 388 du décret électoral, qui prévoit un délai de sept jours après la publication du texte pour que les responsables concernés se désengagent avant de briguer un mandat.
Un afflux de candidatures en ligne
À la date du lundi 12 octobre, la plateforme du Conseil électoral provisoire (CEP) comptait plus de 3 600 dossiers de candidature. Parmi eux, 15 personnes se sont présentées à la présidence, 289 aux sièges du Sénat et 978 aux postes de députés. Le nombre de dossiers varie fortement selon les départements : le Sud enregistre 594 candidatures, l’Ouest 572, le Sud‑Est 526 et le Nord‑Est 183.
Les inscriptions, ouvertes depuis le 20 août, se poursuivent jusqu’au 31 octobre 2026, offrant aux candidats un délai supplémentaire pour finaliser leurs dossiers.
Parité femmes‑hommes encore loin d’être atteinte
Les données du CEP montrent qu’aucun département n’atteint le seuil de 30 % de femmes parmi les candidats, malgré une proportion supérieure à 35 % pour les fonctions de maires, les membres des Conseils d’administration des sections communales (CASEC) et les membres des Assemblées des sections communales (ASEC). Cette situation souligne les défis persistants en matière de représentation féminine dans la vie politique haïtienne.
Le calendrier imposé aux agents intérimaires et le volume important de candidatures enregistrées témoignent d’une mobilisation notable en vue des élections, tout en rappelant les exigences légales et les enjeux de parité qui restent à relever.
Source : AlterPresse
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