Ce lundi matin, des résidents du camp installé dans les locaux du ministère des Travaux publics, Transports et Communications (MTPTC) à Delmas‑33 ont organisé une marche de protestation. Originaires de Bas‑Delmas et du quartier de Solino, ils réclament des actions concrètes pour pouvoir regagner leurs habitations, abandonnées à cause de l’insécurité.
Conditions de vie au camp
Le site d’accueil, destiné aux familles contraintes de fuir les violences armées, souffre d’un manque d’infrastructures sanitaires. Les toilettes débordent, les déchets s’accumulent et la présence de rongeurs et de cafards touche même les espaces de cuisine. Lors des pluies, l’absence d’abris adéquats expose particulièrement les nourrissons, les femmes enceintes et les personnes fragiles.
Promesses non tenues
Les manifestants rappellent que le gouvernement haïtien avait annoncé une aide de 100 000 gourdes par famille pour faciliter le retour. Six mois plus tard, aucun versement n’a été reçu, ce qui alimente le sentiment d’abandon. Ils dénoncent également une répartition jugée inéquitable des ressources publiques, estimant que les plus vulnérables restent sans soutien suffisant.
Face à ces difficultés, les déplacés demandent à l’État et à l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) de mettre en place des dispositifs concrets : sécurisation des quartiers, assistance financière effective et accompagnement logistique pour un retour digne. Leur mobilisation s’inscrit dans un contexte plus large où des milliers de familles haïtiennes vivent dans la précarité, attendant des réponses institutionnelles.
Les protestataires insistent sur le fait que l’urgence n’est plus de recevoir de nouvelles promesses, mais de voir les engagements traduits en actions tangibles, afin de pouvoir quitter le camp et retrouver un cadre de vie décent.
Source : Vant Bèf Info
Vant Bèf Info







