Le Groupe de la Banque mondiale a publié, le 27 octobre, un rapport intitulé Diagnostic de l’écosystème de l’identification : Haïti. L’étude, réalisée dans le cadre de l’Initiative Identification for Development (ID4D), met en lumière une situation d’exclusion majeure : entre 2,7 et 3,1 millions d’adultes, soit approximativement une personne sur trois, ne possèdent pas de carte d’identité nationale valide.
Conséquences d’une identité juridique absente
Sans pièce d’identité officielle, les Haïtiens rencontrent des obstacles pour accéder aux services de santé, à l’éducation, aux aides sociales et aux formalités bancaires. Le manque de reconnaissance légale complique également les démarches d’embauche, réduisant les chances d’insertion professionnelle et freinant la participation au marché du travail.
Le rapport souligne que l’absence d’identification constitue un facteur aggravant de la pauvreté et de la vulnérabilité, en particulier dans les zones rurales où les structures administratives sont moins présentes.
Recommandations de la Banque mondiale
Face à ces constats, la Banque mondiale recommande d’étendre la délivrance de la carte d’identité nationale unique à un plus grand nombre de citoyens. Elle estime que la généralisation de ce document pourrait faciliter l’accès aux services essentiels, améliorer la capacité des autorités à planifier les politiques publiques et stimuler les opportunités économiques pour des millions de Haïtiens.
Le groupe propose notamment d’investir dans la modernisation des systèmes d’enregistrement civil, de renforcer les capacités techniques des institutions locales et de promouvoir des campagnes d’information afin d’encourager la population à se faire identifier.
Ces mesures visent à créer un écosystème d’identification plus inclusif, capable de soutenir la croissance économique et de réduire les inégalités sociales à long terme.
Source : AlterPresse
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