dimanche 1 novembre 2026

Des familles déplacées de Solino et Delmas protestent à nouveau à Delmas 33 pour des conditions de vie dignes

Le 20 octobre 2026, des familles hébergées dans un camp du ministère des Travaux publics à Delmas 33 ont reconduit la manifestation, dénonçant des conditions inhumaines et réclamant un retour rapide dans leurs quartiers.

Des familles déplacées de Solino et Delmas protestent à nouveau à Delmas 33 pour des conditions de vie dignes
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Le mardi 20 octobre 2026, des familles déplacées originaires de Solino et de Delmas, installées dans un camp improvisé au sein des locaux du ministère des Travaux publics, transports et communications (Mtptc), ont de nouveau pris la rue à Delmas 33. Elles ont érigé des barricades, notamment à l’aide de pneus usagés enflammés, pour attirer l’attention des autorités sur la précarité de leur situation.

Des revendications centrées sur le retour dans les quartiers d’origine

Les manifestants dénoncent des conditions de vie qu’ils jugent difficiles et inhumaines dans le camp. Leur principal objectif est d’obtenir, dans les plus brefs délais, des mesures concrètes de l’État afin de faciliter leur réintégration dans leurs habitations respectives. Selon les organisateurs, le manque d’infrastructures de base, l’insuffisance d’accès à l’eau potable et la promiscuité aggravent la détresse des familles.

Le mouvement de protestation a débuté la veille, le lundi 19 octobre, et s’est intensifié au fil des heures. Les autorités locales ont été sollicitées pour intervenir, mais aucune réponse officielle n’a encore été communiquée au moment de la rédaction.

Cette nouvelle mobilisation s’inscrit dans un contexte plus large de déplacements internes en Haïti, souvent liés aux violences de gangs et aux catastrophes naturelles. Les familles de Solino et de Delmas, déjà contraintes de quitter leurs foyers, se retrouvent aujourd’hui dans un camp qui, selon elles, ne répond pas aux standards minimaux de dignité.

Les observateurs de la société civile appellent à une prise en charge rapide et à la mise en place d’un plan de relogement durable. Ils soulignent que la prolongation de la situation actuelle risque d’alimenter davantage le mécontentement et d’accroître les tensions sociales dans la capitale.


Source : AlterPresse
AlterPresse